Questions courantes

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Bonjour,

 

Résidant loin de Bernay, en Normandie, région où l’Association « ATP – Art et Techniques de la Peinture » organise les stages « Peinture artistique : les bases artisanales du Métier », vous me suggérez de vous en faire partager le contenu par une série de mails. Est-ce possible ? Souhaitable ? Voici ma réponse.

 

À la différence de nombreux sites ou ouvrages, l’ambition de ces stages n’est pas de fournir uniquement des recettes. Certains savent très bien donner des listes d’ingrédients, voire y joindre les quantités à mettre en œuvre. Mais, vos réponses au questionnaire préparatoire au stage montrent que vous en avez une certaine expérience, ces informations sont-elles suffisantes ? Clairement, non : la manière de procéder fait défaut. Or, c’est souvent là que tout se joue. La mise en œuvre s’acquiert par l’expérience, à force d’essais et erreurs. S’imaginer la résumer en deux ou trois phrases, orales ou écrites si encore elles existent fait sourire.

 

Prenons un exemple copié sur Internet :

Vernis copal :

On fait fondre à feu nu du copal dur, 3 kilos. Dans la masse fondue, on ajoute, en remuant pour mélanger intimement, du vernis d’huile de lin, 1kg500, et l’on étend avec de l'essence de térébenthine, 4kg500.

Ce vernis sèche naturellement moins rapidement que le vernis à l’essence pure, mais il est beaucoup plus solide et forme, pour ainsi dire, le vernis essentiel, dans l’industrie du meuble.

Ce vernis on l’applique aussi sur tous les ouvrages exposés soit aux intempéries de l’air soit à des frottements répétés et énergiques ; il est d’une très grande solidité.

Ecrire qu’un vernis copal se réalise en fondant de la résine copal (et laquelle ? il en existe un nombre conséquent de variétés !) dans de l’huile est une chose ; mais expliquer comment procéder en est une autre. Et quand on sait la difficulté que cette fusion représente, la conclusion devient évidente : soit le texte n’a aucune valeur pratique ; soit l’auteur n’a jamais essayé lui-même ; soit les deux options en même temps ! Et ce n'est qu'un exemple. Vous en connaissez d'autres.

 

Allons plus loin : donner une liste d’ingrédients et détailler leur mise en œuvre, c’est déjà mieux. Mais expliquer le pourquoi du choix de ces matériaux et de cette mise en œuvre, c’est encore beaucoup mieux. C’est seulement en poussant l’exposé à ce point que le lecteur (ou le stagiaire) peut envisager d’accéder à l’autonomie. Quand on a compris les ressorts d’un procédé, on n’est plus uniquement dans la répétition, la copie. On devient capable de modifier une recette, de se l’approprier. C’est cela qui fait l’originalité des stages que je propose.

 

Un autre exemple, vécu : on trouve un peu partout, depuis quelque temps, des recettes d’huile cuite à la litharge. On peut les appliquer à la lettre, si tant est qu’on puisse se procurer les matériaux nécessaires. Un auteur vous dira qu’il faut cuire l’huile avec telle quantité de litharge ; un autre qu’il ne faut surtout pas dépasser telle température ; un troisième qu’il ne faut agiter que le moins possible durant l’opération, etc. Mais, comme dans de nombreux domaines, on va trouver des contradictions d’une recette à l’autre. Et on vous expliquera rarement le pourquoi du conseil donné. Comment, alors, s’y retrouver ? Il faut rechercher la raison d’être d’une pratique, non pas la copier servilement. Il faut donc se documenter sérieusement, souvent en allant explorer des domaines parallèles au sujet traité ici, la physique et la chimie et, de manière indispensable, expérimenter. Cela demande du temps et de l’énergie. C’est bien en procédant ainsi que j’ai pu proposer, non pas une recette d’huile à la litharge mais, en l’état actuel, cinq variations autour de deux procédures distinctes : l’huile cuite dite « Maroger » et les quatre versions d’huile grasse flamande (onctueuse, moyenne, tirante et à siccativité renforcée). Et c’est aussi pourquoi le fait de participer à un stage bien conçu est si précieux, car cela permet d’acquérir un ensemble de connaissances et de pratiques beaucoup plus rapidement. Mais cela ne peut se résumer en deux mots ou en deux lignes.

 

C’est pourquoi, d’ailleurs, je me suis attelé à la rédaction d’un ouvrage qui se veut un concentré d’expérience ; tout en étant parfaitement conscient que l’écrit ne peut remplacer, ni l’observation en situation, ni, bien entendu, la mise en pratique personnelle. Ceci pour vous dire que, si je suis à votre écoute, il n’est pas imaginable que je puisse vous détailler, par quelques mails, le contenu d’un stage prévu sur quatre jours. Et c’est encore bien peu pour ce qu’il y aurait à expliquer, à montrer et à faire pratiquer.

 

Plutôt donc que de prendre le programme que je vous ai envoyé, rubrique par rubrique, et de vous en faire un exposé général, ce qui me prendrait beaucoup de temps, et pour un résultat peu convaincant – car imprécis – de votre point de vue, je vous propose de focaliser sur quelques aspects bien spécifiques de ce programme, ceux que vous avez vous-même pointé dans la réponse au questionnaire :

Comment préparer différents types de fonds ?

Comment démucilaginer ?

Comment cuire les huiles ?

Sur ces points, je vais essayer, malgré les limites liées au moyen d'échange par mails et dans la mesure de mes possibilités, de vous fournir des explications détaillées.

 

A très bientôt, donc.

 

Christian VIBERT


Date de création :17/08/2017 - 10:58Dernière modification :17/08/2017 - 11:08

 
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Christian VIBERT

- Ancien étudiant à l'Ecole des Beaux-Arts de Versailles et de Paris (ENSBA)

- Copiste au Musée du Louvre

- Licence d'arts plastiques Panthéon-Sorbonne Paris I

- Licence de sciences de l'éducation Nanterre Paris X

- Artiste peintre

- Fabricant de médiums
(auto-entrepreneur)

- Enseignant

- Formations en techniques de peinture anciennes (Moyen Age au XIXème siècle), préparation des huiles et des vernis gras

christian.vibert@atelier-des-fontaines.com

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